Plein feu sur le golf des Sables d’or

04 - 03 - 2016

En 1925, c’était un 9 trous de 2600 mètres, rapidement passé à 18 trous pour 5606 mètres. Les membres et les estivants de la charmante station balnéaire des Sables d’or le jouaient accompagnés d’une trentaine de caddies. Ces derniers portaient un uniforme, pantalon bouffant serré sous le genou et béret rouge. Interdits d’accès au club-House et sur le parcours réservé aux membres, ils jouent le soir en cachette et deviennent d’excellents golfeurs qui donnent des conseils à leurs clients anglais. Souvent des anciens de l’armée des Indes comme le précisent Michel Refait et Raymond Guitard dans leur livre d’or du golf club. Pendant la guerre, la côte est occupée et le golf miné par les Allemands. Le jeu s’arrête de 40 à 44.

Joël et Jacqueline Lemaître ont racheté le golf en 1998. En tant que membres, ils avaient lancé un collectif pour le soutenir car les gérants avaient des problèmes financiers. Lorsqu’il a fallu mettre la main à la poche, ils se sont retrouvés seuls, mais qu’à cela ne tienne, ils ont assuré.

Depuis, ils n’ont cessé de l’améliorer. Le practice, le club-house, le déplacement du premier trou, la pose de filets de protection, l’arrosage sur le parcours, ils n’ont pas lésiné. Jacqueline nous confie : « Après notre vie d’entreprise ce fut dur d’arrêter et cela m’a permis de rester socialement au contact. Nous aimons notre golf et nous souhaitons le pérenniser, nous allons donc continuer de l’améliorer ». Joël, quant à lui, avoue qu’il se réjouit de soigner le parcours dès les premières heures du jour : « J’y prends beaucoup de plaisir mais je m’en évade de temps en temps. À 75 ans, il faut savoir se préserver ».

En attendant, Joël et l’équipe terrain réalisent des miracles. Le parcours est admirablement entretenu et c’est un vrai plaisir. Le tracé offre toutes les situations de jeu rêvées et c’est une belle surprise. Quelques trous sont plutôt costauds comme le 8, avec son green en pente très bien protégé, ce qui met du sel dans la partie. Et, parfois, Bretagne oblige, Éole s’invite au jeu ce qui ne manque jamais de le corser.

À l’accueil, Emmanuelle et Claude sont aussi charmantes qu’efficaces. Et, comme s’en réjouit Jacqueline : « Théophile Seckler, notre pro, apporte sa jeunesse et son professionnalisme avec succès. Il s’est déjà fait une belle clientèle et son travail est très apprécié par nos membres et nos visiteurs ». C’est assurément un atout pour la station et le département qui gagne à être connu et complète à merveille l’offre touristique du pays de Penthièvre.

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