11 numéros déjà, avec un plein feu sur l’île d’or, un parcours niché sur une île au milieu de la Loire. Evasion à Falgos et Saint-Cyprien, ainsi qu’en Tunisie. Et puis un portrait de Jean-Claude Forestier, un golfeur passionné qui met ses moyens au service du golf. Il a créé un tournoi du Challenge Tour sur le golf du Vaudreuil.

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  • Tunisie,
  • Saint-Cyprien,
  • Falgos,
  • Cotentin,
  • l’île d’or,
  • Jean-Claude Forestier

C’est le premier numéro de notre nouvelle édition Normandie qui va être distribuée dans les 45 golfs de la région. A découvrir… Le Cordon golf Open, un spectacle à découvrir. Voyage à Chypre et découverte de Caen. les golfs de Cholet et Saint-Cast nous ouvrent leurs portes. Et Claude Brousseau le spécialiste américain du petit jeu nous livre ses secrets.

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  • Chypre,
  • Caen,
  • Cholet,
  • Saint-Cast,
  • Cordon Open

Le Cordon golf Open fête ses 15 ans. Un tournoi du Challenge Tour sur le golf de Pléneuf-Val-André, c’est un vrai bonheur. Deux golfs sont en plein feu dans nos pages, Cholet et Saint-Cast-le-Guildo. Les golfs autour de Caen et ceux de l’île de Chypre nous tendent les bras. Et, tous les conseils de nos pros, nos infos régionales sont pour vous dans ce nouveau numéro.

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  • Chypre,
  • Caen,
  • Cholet,
  • Saint-Cast,
  • Cordon Open

Encore plein de balades extraordinaires dans ce numéro. L’île de Madère avec ses trois parcours au milieu de l’océan atlantique et la Haute-Savoie seront vos destinations. Chez nous, Sablé-Solesmes et Baugé vous attendent pour en découdre. Claude Brousseau, le pro américain venu de Hawaï au Vaudreuil vous donne ses conseils pour le petit jeu, spécialité dans laquelle il excelle.

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  • Madère,
  • Haute-Savoie,
  • Saint-Samson,
  • Baugé,
  • Sablé,
  • Claude Brousseau

Après vous avoir donné une multitude de conseils techniques de la part de nos amis pro-enseignants, nous avons pensé les réunir dans ce numéro. Plus petit de la Magazine, pratique à emporter dans un sac où à poser sur votre table de chevet, pourra vous aider à progresser dans votre golf. C’est notre souhait le plus cher

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Putting, sorties de bunkers, approches, stratégie, préparation, mental, physique

Dans notre région, les golfs sont splendides et passionnants à jouer, notamment autour d’Angers. A l’autre bout du monde, une petite île à quelques encablures de Singapour, Bintan recèle des golfs beaux à couper le souffle qui serpentent au cœur de la jungle ou au bord de la mer. Le monde Handigolf est plein de passion et ses membres d’excellents golfeurs, nous vous les présentons. Et, toujours nos 8 pages Ladies pour les dames avec le Lacoste Ladies Open. Bonne lecture.

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  • Angers,
  • Indonésie,
  • Handigolf,
  • Stratégie,
  • ladies

Si vous connaissez des gens qui souffrent de diabète, hypertension artérielle ou ostéoporose, qui s’ennuient ou qui luttent contre une grave maladie, faites-leur découvrir le golf. C’est une activité saine qui, si elle ne guérit pas tout, fait beaucoup de bien.

Une récente étude, qui a comparé les chiffres de la fédération de golf suédoise avec ceux du ministère de la santé dit en substance que :

«Les golfeurs vivent en moyenne 5 ans de plus que les non golfeurs.»
Mais, comment est-ce possible ? Est-ce que ça marche aussi pour les non suédois ? Et que faut-il faire ? Nous on veut bien vivre 5 ans de plus, donnez-nous le truc. La réponse tient en peu de mots : activité physique, challenge et but, convivialité, tout ce qui donne à l’homme des moyens et des raisons de vivre est contenu dans le golf.
Mais, dans certains domaines, on peut donner un petit coup de pouce à notre sport favori si on veut vivre plus longtemps et en meilleure santé.

Marchez.
L’informatique et ses ordinateurs, le web compris, sont en train de changer très profondément notre société. Le phénomène est encore plus grave chez nos jeunes qui n’ont rien connu d’autre. à la maison, j’ai coutume de dire de notre ado qu’il use beaucoup plus ses fonds de culotte que ses semelles. Sa personne se résume à un cerveau (heureusement qu’il en a un) immature et à une gigantesque carcasse sans forme qui a poussé trop vite. Carcasse qui ne sert à rien d’autre qu’à se traîner jusqu’au frigo, ouvrir la porte, prendre un pot de rillettes, un paquet de pain de mie et retourner occuper à elle seule le canapé du salon. La seule partie de son physique qui soit encore active est le pouce pour les sms du smart phone, les jeux sur la tablette et la télécommande du téléviseur. Parfois les trois en même temps. Alors, vous pensez bien que lorsqu’il doit se déplacer, les jambes mal habituées à l’effort soulèvent à peine ses pieds. Au même âge que lui la plupart des parents et grands-parents que nous sommes jouaient au foot avec les copains dans la rue le soir après l’école, le jeudi toute la journée et le week-end aussi. Nos mères étaient obligées de crier à la fenêtre pour nous faire rentrer. Le cœur, en particulier et le corps en général, de nos ados n’a aucune possibilité de s’exercer. Et bien, c’est la même chose pour les adultes. Car eux aussi se sont mis à internet, à la télévision et pire encore, à la voiture. On ne marche plus. Si nos jeunes sont avachis à longueur de journée, ils ont peut-être encore une chance d’évoluer, mais qu’en est-il de nous autres les plus âgés. En activité, nous passons des heures assis derrière nos ordinateurs, à la retraite, c’est la TV. Plus grave, le moindre de nos déplacements est motorisé. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les golfeurs assidus (qui ne jouent pas en voiturette) vivent plus longtemps. Mais il n’y a pas que cet aspect qui compte. Le fait de marcher 18 trous provoque des impacts, pas des chocs violents, mais des impacts fréquents sur votre ossature. D’après une autre étude, suisse celle-ci, ces impacts sont nécessaires à la bonne santé de votre squelette. Ils améliorent la densité osseuse, aident à acquérir de la masse osseuse. Il existe même une machine qui reproduit ce genre d’impacts utilisée dans le traitement de l’ostéoporose.

Un programme d’exercices quotidiens.

Les exemples, chez les golfeurs comme dans d’autres domaines ne manquent pas. Les personnes âgées les plus dynamiques et les plus heureuses sont celles qui sont en bonne santé. Lapalissade direz-vous. Certes. Mais il n’empêche qu’il faut le répéter pour que tout le monde y croie et s’y mette. Un programme avec des exercices de tonicité et de souplesse pratiqués quotidiennement ne serait-ce que quelques minutes est fort approprié. C’est peut-être un peu difficile au début mais, passés les premiers jours, on l’apprécie et il devient nécessaire et indispensable à notre équilibre. Notre corps est un instrument, une machine qu’il faut entretenir. Vous souvenez-vous de cette photo, parue voici deux ou trois ans, d’Arnold Palmer en train de toucher le plafond d’un club-house avec son pied qu’il avait lancé vers le haut en sautant. L’homme a aujourd’hui 84 ans et il est encore d’une étonnante souplesse grâce à ses exercices quotidiens.
Manger sain et raisonnablement.
Des lasagnes à la viande de cheval ? Des nuggets de poulet avec seulement 30 % de gallinacée, le tout bourré de sel pour donner du goût et de graisse pour remplacer le poids de la qualité inexistante. Nous pourrions écrire un livre sur la « Malbouffe » et il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Revenons à notre ado. Si nous le laissons livré à lui-même pour se nourrir, croyez-vous qu’il ira naturellement vers la barquette industrielle à réchauffer au micro-onde ou vers les légumes verts à éplucher, cuire et accommoder. Ne nous leurrons pas, tout au mieux il fera bouillir de l’eau pour se faire cuire quelques pâtes. Son ennemi à lui, c’est la flemme. Mais nous autres adultes matures et responsables, sommes-nous vraiment obligés d’attendre la première alerte au cholestérol et à l’hypertension pour réagir ? Les esprits chagrins diront qu’ils n’ont pas le temps et que de toute façon, on ne trouve plus de produits sains sauf peut-être le bio. Et encore, on a des doutes. C’est étonnant de voir à quel point on exprime plus facilement des doutes sur la qualité du bio que sur celle des barquettes de malbouffe achetées en supermarché. On critique le prix aussi. Il est vrai que les bons aliments ont un prix mais il y a prix et prix. Celui que va payer cette ménagère dans un super marché en achetant 6 bâtonnets glacés bourrés de colorants et de sucre dans une sous-marque.

Elle justifie son geste en clamant à l’injustice car elle n’a pas les moyens d’acheter une marque pour faire plaisir à ses enfants. Cette même ménagère n’aura pas même un regard pour le kilo de pommes deux à trois fois moins cher que le dessert qu’elle a choisi, proposé par un petit producteur du coin au marché dominical. Il faut dire que les glaces ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles qui font rêver ses marmots chaque soir pendant la pub à la TV. Encore cette sacrée TV (heureusement qu’on y voit du golf parfois).

Oui, bien manger a un coût et demande des efforts, mais c’est surtout une affaire de choix. On peut se faire un bon steak bien épais de temps en temps, surtout arrosé d’un petit Côte-du-Rhône. Il suffit de ne pas le faire tous les jours, de manger un peu plus de salade, de griller quelques courgettes à la plancha, avec des poivrons et seulement quelques gouttes d’huile d’olive. Croquer dans un fruit, ce n’est tout de même pas très compliqué. Mais, le grand truc c’est que nous mangeons trop, et surtout trop de protéines. Il y en a partout dans nos aliments préférés. Un repas normal peut vite être composé de charcuterie en entrée (graisse et protéines), d’un plat de viande (graisse cuite et protéines), de fromage (graisse et protéines). Cela fait trois portions de protéines et de graisse, donc deux de trop. De plus, il y a la quantité. Imaginez qu’en un seul repas, nous prenons beaucoup plus de protéines, de graisse, de sucre et de sel qu’il n’est nécessaire à une journée d’effort. Le paysan Viet ou Laotien pourrait trimer deux ou trois jours dans sa rizière avec ce que nous ingurgitons en un seul repas. Tout ça pour rester assis dans notre voiture, devant notre ordinateur ou la TV. En résumé si vous voulez aider le golf à vous faire vivre plus vieux, manger plus de fruits et de légumes, moins de viandes et de graisse. Salez et sucrez moins. Mais, surtout prenez l’habitude de diminuer sensiblement vos portions. Il ne s’agit pas de se faire violence. Un peu de tout, mais un peu moins de tout, peut faire l’affaire. Le truc, c’est de sortir de table avec la faim, c’est un bon indicateur.

Et l’amour dans tout cela ?

On ne peut pas vivre sans amour. C’est une évidence. Nous ne parlons pas ici de sexualité, encore que d’autres études ont mis en évidence qu’une activité sexuelle régulière pouvait être bénéfique à de nombreux points de vue, mais de l’amour tout court. L’amour de ses proches, de sa famille, l’amour de son prochain. Ce sentiment inexplicable et indispensable. Et cela aussi, peut se cultiver. Ayez des relations, soignez vos amis, ils vous le rendrons. C’est aussi un des atouts du golf. Notre sport favori est convivial.

Le challenge.

Parlons un peu du challenge. Voilà un autre des atouts du golf, et non des moindres. Vous avez tous entendu ces témoignages du personnel hospitalier qui nous apprenent que les malades en fin de vie décèdent plutôt après Noël et les fêtes qu’avant. On sait pourquoi, c’est parce qu’ils ont un but qui les maintient en vie. Il est évident qu’avoir un but, comme celui que le golf nous donne tous les jours est un facteur important de notre bien-être, de notre envie de vivre. Le challenge de faire de beau coups, de belles parties, de baisser son index, d’épater les copains ou, plus simplement, de se prouver à soi-même chaque jour, chaque semaine, qu’on peut le faire, qu’on peut être là.
L’activité physique et le sport, à ne pas confondre avec le sport à outrance qui lui est dangereux, vous bousille les tendons et les muscles, l’activité physique disions-nous, fait du bien, toutes les disciplines pratiquées raisonnablement sont bonnes. Finalement, cette étude ne nous apprend rien, elle nous permet juste de la brandir en disant : « Regardez, voici une preuve de plus ». Le golf c’est la santé, dites-le à vos amis.
En Pays de la Loire, la Ligue rembourse (et encore en 2015) une partie de la première licence senior, c’est bon à savoir (lire les conseils ci-dessous).

Deux conseils du cardiologue :

1/ Après votre partie, surtout s’il fait chaud et que vous avez transpiré, laissez à votre corps le temps de redescendre en température avant de prendre une douche. pour éviter les chocs thermiques.

2/ On l’aime bien notre Miguel Angel Jimenez avec ses barreaux de chaises, mais ce n’est pas un exemple à suivre. Si vous êtes fumeur, ne fumez pas juste avant le sport, mais surtout ne fumez pas juste après et encore moins pendant. La nicotine entraîne une augmentation de la fréquence cardiaque et le monoxyde de carbone prend la place de l’oxygène dans les globules rouges entraînant l’hypoxie, un déficit d’oxygène, cause d’essouflement, de fatigue, de crampes et surtout d’infarctus chez les plus de 40 ans.

L’écologie est le nouveau combat de notre époque. Un combat nécessaire et indispensable.  Mais, pour un combat, il faut des ennemis et les écologistes en cherchent tous azimuts. C’est ainsi que nous autres golfeurs, sommes parmi leurs cibles privilégiées. Mais, pourquoi tant de haine ?

Si d’aventure, au cours d’un dîner, vous étiez pris à parti par l’un de ces nouveaux chevaliers, vous aurez besoin d’arguments pour vous défendre et rétablir la vérité.

Alors dites-leur que les écologistes n’ont pas le monopole de l’amour de leurs enfants et petits-enfants. Ils ne sont pas les seuls à vouloir leur laisser une planète propre en héritage. Et, pour le cas où ils auraient encore des doutes, dites-leur bien que les produits chimiques, l’eau mal gérée et toutes ces gabegies écologiques, font bel et bien partie du passé. Et ceci pour une autre raison, imparable celle-ci : nous devons aujourd’hui gérer nos golfs au plus près financièrement, et n’avons plus les moyens de ces dépenses outrancières.

Nos habitudes ont beaucoup changé en matière de consommation d’eau sur les golfs. Jadis, on utilisait l’eau « du robinet »
sans compter. Mais avant de jeter la pierre aux golfs, il faut se souvenir qu’il en était de même dans toutes les entreprises, ainsi que dans les foyers. Qui n’a pas le souvenir d’un grand-père qui ouvrait tous les soirs d’été le robinet vers un système de rigoles baignant ses pieds de tomates jusqu’à plus soif ? Sans aller si loin, que les frileux (ses) qui se mouillent sous la douche et laissent couler inutilement des litres d’eau, chaude de surcroît, pendant qu’ils se savonnent, lèvent le doigt… Alors qu’il suffirait de couper l’eau pendant ce laps de temps pour faire d’énormes économies si l’on multiplie les quelques litres de chacun par le nombre de frileux de part le monde civilisé. Les exemples de gaspillage ne manquent pas. Mais, s’il y a un endroit où l’on fait aujourd’hui, très attention à l’eau, c’est bien dans les golfs.

Plus question d’utiliser l’eau du réseau. Trop cher ! On récupère les eaux de pluie et de ruissellement. On pompe après les stations d’épuration. Les architectes créent des bassins qui servent à stocker l’eau et rentrent parfois en jeu.

Pour le green keeper d’aujourd’hui, technicien de plus en plus formé et compétent, l’arrosage est une part importante du budget alloué à la gestion du terrain et les moyens techniques aident à la diminuer. Le challenge de l’homme de terrain est de toujours préserver la plante et ses racines en lui garantissant un minimum vital en eau. De nouvelles graminées moins consommatrices en eau font leur apparition.

Cela dit, il faut nous habituer à jouer sur des fairways de plus en plus jaunes et secs, voire sur des tertres de départ en synthétique.

De nos jours, les green keepers disposent de systèmes précis et performants, pilotés par des logiciels dédiés. Ils peuvent adapter l’arrosage afin de préserver les réserves en eau du sol en fonction des variétés d’herbes, de la saison, de la pluviométrie, de l’humidité, de leur situation géographique, etc.

L’arrosage maintenant entièrement automatique est informé par des appareils qui permettent de mesurer les précipitations, gérer les quantités (les sondes d’humidité), couper l’eau lorsqu’un certain débit est atteint (débitmètres), couper l’eau en cas de pluie.

Un golf peut même sous-traiter le management de l’arrosage pour qu’il soit géré à distance par la station météo la plus proche.

Les golfs qui s’équipent de ce genre de système, obtiennent facilement plus de 30% d’économie sur l’eau dès la première année. Plus encore en affinant les réglages avec l’expérience, en les ajustant plusieurs fois dans l’année. Un pourcentage important, tant d’un point de vue économique qu’écologique.

La gestion de l’eau en amont.

Pour les architectes, c’est aussi un aspect très important dans leur dossier de création. Pour exemple, la demande d’autorisation au titre des articles L. 214-1 à L. 214-6 du Code de l’environnement déposée par Yves Bureau pour le golf de Bressuire ne fait pas moins de 131 pages avec, en plus, une douzaine de plans en annexe. Tout y est étudié à la loupe, de la libre circulation des espèces aquatiques au transit des sédiments. Même les hauteurs des passerelles que nous emprunterons avec nos chariots sont calculées au centimètre près. On prévoit de gérer les incidences sur la qualité des eaux superficielles et souterraines, sur la ressource en eau, sur l’écoulement, sur les usages de l’eau et des milieux aquatiques, sur les milieux naturels, sur la santé, et la sécurité publique évidemment, ceci pour le projet.

Mais on étudie aussi afin de les annihiler, les risques de pollution des eaux en phase travaux. Les «fines» (particules de poussière terreuse) sont filtrées avec des bottes de pailles et récupérées afin qu’elles ne partent pas dans les eaux d’écoulement.

Une part importante du dossier est consacrée à la gestion des eaux usées, la gestion quantitative et qualitative des eaux pluviales. On prévoit aussi nombre de mesures compensatoires comme la restauration hydro-écologique d’un ruisseau ou le nettoyage d’un bras mort et la compensation «a minima» des surfaces éventuellement supprimées par la création d’au moins autant de surfaces équivalentes.

En conclusion, contrairement à ce que clament, souvent sans vraiment connaître le dossier, les adversaires par principe des golfs, l’eau y est véritablement respectée.

50 nuances d’engrais : les traitements.

Sur un golf d’environ 60 hectares (en moyenne), plus de 65 % de la surface n’est ni traitée, ni arrosée. Ce sont les sous-bois, les étangs et rivières, les bâtiments, tout ce qui compose le décor mais n’entre pas en jeu. Les greens qu’il faut impérativement préserver, ne représentent que un à deux hectares. Les tertres, rough et fairways font le reste de la surface et ne sont pas (ou peu) traités non plus, seulement parfois tondus ou nettoyés ….

Quant aux greens, ils le sont très peu, même si, ce n’est pas un secret, certains champignons sont redoutables pour nos tapis verts. La fusariose froide, pour ne citer qu’elle, crée des taches grises et brunes en creux, ce qui est dramatique pour la roule. Mais là encore, les intendants privilégient maintenant des actions mécaniques. Les greens sont carottés une fois par an (deux ce serait mieux mais gênant pour l’exploitation). On sait aussi que le fait de balayer la rosée du matin ralentit sérieusement la progression du champignon. Cette fusariose se développe en période froide et humide. La rosée est un liquide qui remonte du sol, il contient des éléments nourrissants pour le champignon. Des tests réalisés aux états-Unis sur plusieurs greens d’un même golf ont prouvé qu’entre les greens non balayés et ceux qui l’étaient avec différentes techniques, on trouve jusqu’à 30 % de moins de fusariose. Cette action mécanique a un coût en main d’œuvre, mais elle coûte encore plus cher en produits de traitement. Alors les gestionnaires n’hésitent plus à les privilégier. Ils n’ont recours qu’en dernière extrémité aux traitements et, précisons-le, toujours avec des produits autorisés à la vente, donc légaux, évidemment.

Voilà pourquoi un golf ne pollue pas son eau, ni son environnement d’ailleurs. Le golf de Toulouse-La-Ramée a procédé à des essais dont les résultats sont probants. L’eau est plus propre à la sortie qu’au versant.

En savoir plus sur l’eau avec la ffgolf, c’est possible. Notre Fédération est sensibilisée depuis longtemps au problème de l’eau et de l’environnement.  De nombreuses pages sont dédiées à l’eau et son utilisation sur le site de la ffgolf. N’hésitez pas, pour vous docuumenter à lire les rapports des commissions sur l’eau. Ou encore, les pdf de la charte «Golf et environnement»

ffgolf.org

Marc Petel, directeur du golf Le Mans/ 24 heures a étudié avec précision la consommation de l’eau de son parcours et réalisé une vidéo sur le sujet, visible sur le site de la ffgolf.

Blue Green, qui gère plus de 50 parcours en France, investit dans le drainage : (Nantes-Erdre, Pornic, etc…). L’entreprise a créé un collectif pour réfléchir à la question écologique et à l’eau, composé de plusieurs green keepers et de Baudouin le Metayer, directeur de Rhuys-Kerver, un golf construit en plein cœur d’une zone humide.

Golf International Barrière de La Baule.

L’eau, un cheval de bataille

Quand on vous dit que nos golfs font de gros efforts pour économiser et respecter l’eau, en voici un exemple. Vous connaissez certainement le golf de La Baule qui appartient au groupe Barrière. C’est une des plus grosses structures du pays avec pas moins de 45 trous sur 220 hectares. Et bien, il faut savoir que le golf s’autogère en eau. Aucune ponction n’est effectuée dans la nappe phréatique. Ce sont 14 plans d’eau, dont certains auront douloureusement marqué certaines de nos cartes, qui permettent aux équipes de Stéphane Marbœuf, le directeur, d’assurer une autonomie pour les besoins en eau des graminées de tous ses parcours.

Mais, la gestion de l’eau ne s’arrête pas là. Barrière a entamé une démarche de développement durable qui se traduit par de nombreuses actions au sein du groupe. On traque le gaspi jusque dans les moindres détails, si tant est que le nettoyage des machines soit un détail.

À La Baule, le golf vient de se doter d’une station de lavage pour ses machines. Imaginez 37 engins (différentes tondeuses pour les greens, avant-green, les départs, mais aussi les râteaux à bunker motorisés, les grosses tondeuses à fairways ou pour les rough et puis les tracteurs). Il faut compter de 10 à 20 min pour les nettoyer, en moyenne 450 litres d’eau par engin. Les calculs sont impressionnants. Selon la saison, on utilise de 137 à 526 m3 d’eau rien que pour laver les engins, soit un total de 771 000 litres par an.

La nouvelle station du golf de La Baule, recycle 4000 litres d’eau en permanence. Une fois utilisée cette eau est décantée, puis nettoyée de ses déchets de tonte, et renvoyée dans la station pour relaver à nouveau les machines. Ces 4000 litres d’eau ainsi réutilisés en permanence permettent d’économiser plus de 750 000 mètres cubes d’eau par an. Mais en plus l’eau est également débarrassée des effluents phytosanitaires qui sont éliminés. L’installation a coûté un peu plus de 70 K€ subventionnés à hauteur de 28 K€ par l’agence de l’eau Loire-Bretagne qui couvre le grand Ouest de la France. En matière d’eau,

L’eau, source de vie pour les êtres humains comme pour les parcours de golf, coule dans notre article de tête. A découvrir, les golfs du Finistère, et ceux des Landes, une balade en Irlande du Nord sur des parcours de renom, ainsi qu’un gros plan sur le links de Saint-Jean-de-Monts. Toujours nos conseils techniques et, nouveauté, 8 pages pour vous les dames.

Table des matières

  • L’eau,
  • Finistère,
  • Saint-Jean-de-Monts,
  • Irlande nord,
  • Landes,
  • ladies

Le golf de Laval en Mayenne, les golfs autour de Rennes, ceux de West Ireland et de Catalogne, ce numéro vous offre de belles balades. Cornouaille qui fête son nouveau club-house et Néogolf qui chasse les sangliers, la vie de nos  golfs est toujours présente dans le magazine et à votre disposition. De même que les coups qui sauvent une carte par nos amis pros. Bonne lecture

Table des matières

  • Rennes,
  • Irlande,
  • Catalogne,
  • Laval,
  • Conseils pro